D'un hospice pour enfants pauvres fondé en 1784 à un centre d'animation ouvert à tous : l'histoire d'un bâtiment au cœur du 8e arrondissement.
Le financier Nicolas Beaujon fait construire un hospice pour les enfants pauvres de la paroisse Saint-Philippe-du-Roule : l'Hospice Saint-Nicolas. L'architecte Nicolas-Claude Girardin, qui venait de réaliser la Folie-Beaujon voisine, lui donne une façade et un portique néo-classiques, sobres comme les couvents de l'époque.
L'hospice devient l'Hôpital du Roule, puis reprend en 1803 le nom de son fondateur : l'Hôpital Beaujon. Il conservera ce nom et sa vocation hospitalière jusqu'en 1935, avec 700 lits à son apogée.
Jugé vétuste, l'hôpital est transféré dans un nouvel établissement à Clichy. Le bâtiment accueille ensuite, tour à tour, un service de la préfecture de Paris puis l'école pratique des gardiens de la paix.
La Ville de Paris réhabilite l'Hôtel Beaujon : la Maison des Jeunes et de la Culture, le conservatoire (aujourd'hui Camille Saint-Saëns) et une crèche s'y installent, lui redonnant une vocation éducative et culturelle.
Création de l'association 3AC8, qui obtient la délégation de service public pour la gestion du centre d'animation, renouvelée tous les cinq ans par la Ville de Paris.
Les centres d'animation parisiens deviennent les « Centres Paris Anim' ». L'Hôtel Beaujon reste un lieu culturel vivant du 8e arrondissement, ouvert à tous les publics.

En 1781, Nicolas Beaujon avait déjà fait bâtir à proximité la « Folie-Beaujon », une maison de plaisance par le même architecte. Le nom Beaujon est ainsi resté attaché à tout un pan du 8e arrondissement, de l'hôpital à l'actuelle zone d'aménagement concerté qui porte, encore aujourd'hui, la mémoire de ce patrimoine.
Le centre conserve et transmet cette mémoire à travers des expositions et des visites, en lien avec les archives et les sociétés d'histoire locale du 8e arrondissement.
208 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris — ouvert toute l'année scolaire, du lundi au samedi.